Maurice Ohana ‎– Concerto Pour Violoncelle/T'Harân-Ngô

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Maurice Ohana ‎– Concerto Pour Violoncelle/T'Harân-Ngô

Message par gluckhand le Dim 14 Oct - 14:08

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Je ne sais pourquoi, Ohana n'a toujours pas la place qu'il mérite vraiment ,dans le coeur des mélomanes,pourtant son oeuvre est lumineuse et très belle,d'ailleurs il faut lire tout ce que dit Harry Halbreich de passionnant,sur le compositeur dans le livret,pour en saisir toute la grandeur(dommage d'ailleurs qu'Halbreich ne nous ait pas régalé d'un dictionnaire de musique contemporaine, nul plus que lui ,n'y était préparé, mais on ne vit que de regrets)bref ce très beau disque nous fait découvrir ,3 oeuvres importantes du compositeur et comme le souligne H.H , il a pour finir très peu composé pour grand orchestre..Donner des racines précises à un tel compositeur serait téméraire, elles sont diverses, vivantes, culturelles, humaines, géographiques et bien sûr inventées.Quoiqu'il en soit ce second concerto pour violoncelle pourrait se rapprocher de celui de Dutilleux, en celà ,qu'il y a toujours ici,la place à la beauté de l'instrument,cette oeuvre, l'avant dernière de sa création, porte le titre de In dark and blue,ce qui situe un peu l'oeuvre ,qui a été commandé et crée par Rostropovitch, au Festival d'Evian.Pas facile de décrire cette oeuvre car rien de plus personnel que la musique de Maurice Ohana.On a beaucoup parlé du mouvement central  ,avec sa partie blues en hommage à la Nouvelle-Orléans, pour quelques instants le violoncelle se transforme en contrebasse, mais pour moi l'oeuvre mérite un grand respect ,aussi pour son orchestration et ce qu'elle nous fait ressentir une jubilation intérieure.
T' Haran -Ngô,moi m'a carrément épaté et passionné, d'abord sans doute ,parce qu'elle correspond plus à mon tempérament, plus sombre et plus humain. Harry Halbreich cite Ohana ,qui nous explique l'origine de ce nom: "On trouve la terminaison Ngô dans un certain nombre de mots désignant des danses d'origine africaine, parfois aussi dans les noms d'instruments accompagnant ces danses.Tels sont, dans l'art populaire andalou, le Tango,
le Zorongo, le Fandango, de même que le Bongo, instrument souvent utilise dans notre percussion. Ce vocable Ngô semble, en outre,caractèriser des danses incantatoires venues d'anciennes cerémonies tribales." T' Haran - Ngô, " .Une oeuvre ou tous les démons de la nature se sont donnés rendez-vous,avec un caractère mystèrieux qui prend de l'ampleur, telle est la magie de cette oeuvre,ou les interprètes sont formidables, d'ailleurs que de beaux disques de musique contemporaine,on a l'impression que les interprètes écrivent et marquent l'histoire par leurs performances.Bref cette espèce de poème symphonique ,un Apprenti sorcier ,de la fin du 20 ème siècle ,reste une oeuvre à part, un chant de la terre et des éléments réunis.Le concerto pour piano est une oeuvre ,qui après plusieurs écoutes livre peu à peu ses secrets ,il y a souvent chez lui, une singularité exotique et faut dire qu'Ohana écrit magnifiquement pour les instruments et surtout le piano (de magnifiques préludes ), bref un très beau disque,avec de très bons interprètes.

gluckhand

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